PRIX MANGE LIVRE 2018

Le Prix MANGE, LIVRE ! 2018

Lundi 3 septembre, au restaurant le Vagabond à Lille, le jury du Prix «Mange, Livre», constitué de journalistes et de chefs, a attribué le prix 2018 à l’ouvrage de Roland Feuillas et Jean-Philippe de TonnacA la recherche du pain vivant” (ed. ActesSud).

Le Prix «Mange, Livre», créé en 2017 dans le cadre du festival culinaire Mange, Lille ! récompense un ouvrage mettant en avant une alimentation issue de pratiques respectueuses de la nature et de la biodiversité et incitant à manger mieux et sain.
Quoi de plus naturel pour cette délibération, que de réunir le jury sous les serres du jardin du chef lillois Nicolas Pourcheresse, au milieu des pieds de tomates et des herbes aromatiques !
Outre l’ouvrage récompensé, deux autres ouvrages ont particulièrement retenu l’attention du jury par :
– le cri de révolte, susceptible de toucher tous les publics et notamment les plus jeunes de “Lettre à une petiote sur l’abominable histoire de la bouffe industrielle”, de Fabrice Nicolino (LesEchappés),
– le partage d’une expérience personnelle forte de “L’expérience alimentaire : manger et rester sain d’esprit”, de Stanislas Kraland (Grasset)

Le Prix sera remis lors de la Nuit des Bibliothèques, le samedi 13 octobre, à Lille, en présence de l’auteur qui participera à une conférence-débat. Il est doté d’un chèque de 1000€ remis à l’auteur.

En plus de l’ouvrage lauréat, six ouvrages, parus sur la période juin2017-juin 2018, étaient en lice, sélectionnés par un comité d’experts (libraires, journalistes) en partenariat avec la librairie Le Furet du Nord :

• “Lettre à une petiote sur l’abominable histoire de la bouffe industrielle”, de Fabrice Nicolino (Les Echappés)
• “Le manifeste du bien-manger”, de Véronique Richez-Lerouge (Erik Bonnier)
• “On achève bien les éleveurs”, coordonné par Aude Vidal (L’Echappée)
• “Manifeste pour une cuisine responsable”, de Chef Simon (Chêne)
• “L’expérience alimentaire : manger et rester sain d’esprit”, de Stanislas Kraland (Grasset)
• “Les Semences en questions”, de Catherine Flohic (Les Ateliers d’Argol)

PRIX MANGE LIVRE 2018
JURY MANGE LIVRE 2018

Pascal Barbot, Chef l’Astrance *** à Paris 16e
Ancien élève d’Alain Passard, Pascal Barbot ouvre l’Astrance à Paris en 2000 avec Christophe Rohat, un gastro de poche triplement étoilé d’une vingtaine de couverts. Il signe une cuisine unique et émouvante, qui se réinvente chaque jour au fil de ses rencontres avec ses producteurs, avec une curiosité sans limite et un palais incroyable qui le guide dans d’audacieuses associations.

San Degeimbre, Chef l’Air du Temps ** à Liernu (Belgique)
Coréen d’origine, Sang-Hoon Degeimbre arrive en Wallonie à l’âge de cinq ans. Il s’oriente d’abord vers l’oenologie, avant de passer derrière les fourneaux en 1997, en ouvrant L’Air du temps. Autodidacte en cuisine, il se démarque par son sens du goût et une créativité débordante.
Très attentif à la qualité et à l’origine des produits, il privilégie le terroir wallon. Il est d’ailleurs à l’origine de l’association de chefs et de producteurs wallons Génération W Aujourd’hui, il est à la tête de sa maison de Liernu, doublement étoilée, et de trois restaurants San à Bruxelles et Gand, où il propose un concept de cuisine autour de bols.

Sonia Ezgulian, Journaliste et auteure culinaire.
De sa grand-mère arménienne, Sonia Ezgulian a hérité du plaisir de cuisiner. Journaliste pendant dix ans, elle quitte Paris pour ouvrir à Lyon avec son mari, Emmanuel Auger, le restaurant Oxalis.
Elle se consacre aujourd’hui à la gourmandise nomade, à l’édition culinaire et à des missions de consulting dans la restauration et l’agroalimentaire, sans oublier son blog L’épluche-sardine.

François-Régis Gaudry, Journaliste
Journaliste, François-Régis Gaudry pose son oeil bienveillant sur la cuisine dans l’Express (dont il dirige les pages gastronomie), à France Inter dans son émission hebdomadaire On va déguster et sur Paris Première dans Très très bon. Il y partage avec un enthousiasme communicatif sa passion pour les produits sourcés, les bonnes adresses et les belles rencontres culinaires.

Claire Heitzler, Chef pâtissière Paris
C’est l’une des premières femmes à s’être illustrée dans le monde de la pâtisserie. Formée par Thierry Mulhauplt à Strasbourg, Claire Heitzler passe par la maison Troisgros à Roanne avant de devenir en 2004 chef pâtissière au Beige d’Alain Ducasse à Tokyo. Trois ans plus tard, elle s’occupe des desserts du Park Hyatt à Dubaï avant de rejoindre le restaurant Lasserre en 2010 pendant cinq ans. En décembre 2015, elle est devenue directrice de la création de la maison Ladurée, qu’elle quittera à la fin de l’année pour se consacrer à d’autres projets.

Nicolas Pourcheresse, Chef Le Vagabond à Lille

La quarantaine flamboyante, formé chez Alain Passard et Georges Blanc, Nicolas Pourcheresse a démarré dans le Jura, sa région d’origine. Par le hasard des rencontres, il est arrivé  à Lille où il  a lancé le restaurant Méert. Il a ensuite accroché une étoile à la Table de l’Hôtel Le Clarance, à Lille, avant d’ouvrir rue Saint-André, Le Vagabond, où il signe une cuisine en liberté, inspirée par un jardin en permaculture, où il tient aussi une table. On l’attend avec une nouvelle adresse cette année.

Olivier Roellinger, Chef Les Maisons de Bricourt à Cancale
Tombé dans la cuisine après un méchant coup de la vie, il transforme en 1982 la malouinière familiale de Cancale en maison d’hôtes. En 2006, le restaurant de Maison de Bricourt décroche sa troisième étoile, pour sa cuisine qui marie les trésors de Bretagne et les épices lointaines, avant de fermer en 2008, Olivier Roellinger voulant se consacrer à d’autres projets. Il est aujourd’hui toujours à la tête des Maisons de Bricourt. Il a ouvert des entrepôts «Épices-Roellinger» à Cancale, à Saint-Malo et Paris. Il est aussi vice-président de l’association internationale des Relais&Châteaux.

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